vendredi 11 décembre 2009

L'expo continue son périple ...

L'exposition a trouvé refuge au Centre Socioculturel de la Baratte de Nevers pendant trois semaines

Voici quelques impressions et phrases de femmes primo-arrivantes qui participent au groupe d'alphabétisation de l'AFPLI :

Un Homme :

Image de la femme noire portant l’enfant blanc :

Une femme qui protège et qui aime le bébé, même si ce n’est pas le sien. Un enfant blanc dans les bras d’une femme noire, c’est beau car c’est l’avenir de l’humanité.

Homme caché dans la forêt :

L’homme est cache dans les fleurs, dans la nature, il a peur, il regarde la nature, il regarde la vie.

Les porteurs de canne à sucre : (phrase écrite en turc)

Isci sirfinda kamus tasiyor isciyi zorla calisturiyor kirbacile dorerek calismasi sagliyor sef.

L’esclavagiste dans le bateau :

Le monsieur fouette les hommes entassés comme des sardines. Le ciel est bleu, il porte une chemise blanche et un pantalon rouge comme le drapeau de la France.

Les chiens attaquent l’esclave :

Les chiens sont envoyés par l’homme à cheval pour sortir l’esclave de l’eau. Les chiens sont gentils, mais c’est le maître qui est méchant.

Champion :

Les deux boxeurs et la lune :

Le dessin est beau. Le prisonnier boxe bien, ça se voit, on sent sa force. La lune les observe et protège le petit boxeur.

Voici les impressions du public jeune :
Un Homme

Image de la femme noire portant l’enfant blanc :

Elle représente le futur espéré de cette terre… Celle qui fut appelée femme de couleur sera celle qui s’occupera de vos enfants. Tous les êtres de cette terre seront enfin vraiment égaux, il n’y aura plus qu’une seule espèce. Le racisme et l’antisémitisme seront enfin bannis pour laisser place à la sincérité de la paix et de l’amour !

Champion :

Ces hommes, les esclavagistes, représentent toute la haine que j’ai pour ces personnes qui nous ont fait souffrir, nous les gens qu’ils appellent les êtres inférieurs. Mais au fond, vous et moi savons très bien que les êtres inférieurs c’est eux, ces gens qui abattent nos enfants sans regret, indifférents à notre peine et à notre souffrance.

Ils ne voient pas que leur choix est basé sur une erreur ?
Quand on y réfléchit bien, Hitler ne voulait que des hommes blonds aux yeux bleus, non juifs, et pourtant, lui était brun aux yeux marrons…

Si Perez Young pouvait sortir du dessin et parler il dirait :
« Aujourd’hui, toi l’homme devant moi, sous mes coups tu sentiras la douleur que vous nous infligez à chaque seconde de notre vie. »

L’expression du visage de Perez Young montre à quel point il est triste, car au fond de lui, il a mal quand il se dit qu’il s’est fait emprisonner à cause de son culte.

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